Ordres Féminins

Promoting Knowledge in Africa

Ordres Féminins

Directrice : Flora Amabiamina

[E-mail : ordres.feminins@press.muntu-institute.org]

Maîtresse de conférence et spécialiste de littérature comparée, Flora Amabiamina enseigne au Département d’Etudes Francophones à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Douala. Ses domaines de recherche concernent les problématiques relatives aux études postcoloniales (marginalité, minorités, genre, expressions culturelles). Elle est l’auteur de plusieurs articles. Elle est, par ailleurs, co-éditrice scientifique de la revue ABA, membre du comité éditorial des Éditions Dianoia et de la revue Pax Academica du CODESRIA ; membre de comités scientifiques et de rédaction de diverses revues scientifiques (Kaliao, Terroirs, Mosaïques, Rhumsiki). Elle a, publié, entre autres : Femmes, parole et espace public au Cameroun. Analyse de textes des littératures écrite et populaire, P.I.E. Peter Lang, Bruxelles, 2017, 324 p.

Le féminin depuis le XXe siècle s’est institué en préoccupation centrale et plurielle des politiques dans le monde, voire un phénomène de mode, et en objet heuristique des sciences sociales. Les différents vagues du féminisme marquent les évolutions de la problématique articulées centralement autour de l’autonomisation de la femme et surtout de la place qui lui est faite dans la société.  En effet, il n’est plus politiquement correct de tenir la femme à la marge des affaires décisionnelles de la marche du monde et son à-venir. Dans la même contexture, il est question de libérer la parole de la femme ou sur la femme. Comment l’Afrique s’est-elle appropriée la conceptualisation de ces données et leur implémentation sur les plans politique et scientifique ? À côté des politiques, les chercheur.e.s ont été les premier.ière.s interpellé.es à explorer les voies par lesquelles la femme pourrait sortir des arrière-cours pour prendre sa place à la table de l’histoire à l’instar de son pair, l’homme.

De ce point de vue, la première injonction à l’égard de toutes celles et de tous ceux qui s’intéressent aux problématiques ci-dessus mentionnées est de prendre la parole, la libérer, travailler à la légitimer de sorte à être les tisserands de soie de l’entreprise humaine. Les travaux déjà parus sur les questions féminines et/ou féministes en Afrique, sur la conscience d’une problématique féministe africaine (Awa Thiam, Abena Busia, Véronique Tadjo, Chikwenye Okonjo Ogunyemi, Tanella Boni, Fatou Sow, Amina Mama, Mary E. Modupe Kolawole) fournissent la preuve qu’il y a beaucoup à deviser sur le sujet femme africaine, d’où le nom de baptême de la présente collection : « Ordres féminins ».

La collection « Ordres féminins » entend jeter un regard panoramique sur les ordres du discours portant sur la femme et/ou destinés à la femme prenant leurs sources sur les discours institués et/ou convenus dont le stéréotypage, le clichage, le formatage des idées, les silences, etc. forment le ferment.

La collection se situe, par conséquent, dans une logique pluridisciplinaire, embrassant les sciences sociales dans leur diversité, afin de permettre l’éclosion d’un débat riche. Pour ce faire, et à titre purement indicatif, seront mis en lumière les études sur la femme d’Afrique et/ou en Afrique en lien avec :

  • les sociabilités et socialisations féminines ;
  • les transgressions ;
  • les rapports de force ;
  • les imaginaires féminins ;
  • les silences de l’histoire au féminin ;
  • les Contre-discours féminins et/ou sur la femme ;
  • les paroles et mots de femmes.

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